Voici une synthèse de travail sur TB-500, pour qui veut plus qu'un paragraphe et moins qu'un manuel.
Dernière vérification : 2025-11-21. Lorsqu'une affirmation repose sur une étude précise, l'étude est décrite plutôt que surinterprétée.
En 2013, un photographe de la police militaire syrienne déserte avec l'aide d'hommes de l'Armée syrienne libre. Il gagne la Jordanie, avant de trouver plus tard refuge en Europe. Surnommé « César », il a photographié pour l'administration du régime les corps des plusieurs milliers de détenus morts sous la torture et est parvenu à exfiltrer 53 275 photos numériques prises par lui à Damas entre août 2011 et juillet 2013. Ces images sont ensuite remises au Courant national syrien, un mouvement d'opposition politique établi en Turquie. Le Qatar mandate alors un cabinet d'avocats londoniens, Carter-Ruck and Co, pour authentifier les photos. Celui-ci engage trois anciens procureurs internationaux — Sir Desmond de Silva QC, ancien procureur général de la Cour spéciale pour la Sierra Leone, Sir Geoffrey Nice QC, ancien procureur au procès de Slobodan Milosevic, et le Professeur David Crane, qui a mis en accusation le président Charles Taylor — et trois experts en anthropologie médicale qui publient un rapport en janvier 2014 confirmant l'authenticité des images prises par César. Le Courant national syrien annonce 55 000 photos prises par César et 11 000 morts en détention, mais ces chiffres sont inexacts. Sur 18 000 des photos de César figurent en réalité les corps de 1 036 soldats majoritairement morts au combat et de 4 025 civils, tués pour la plupart dans leurs maisons. 27 000 à 28 000 clichés concernent les détenus. Chaque corps est photographié à quatre reprises et 6 786 victimes sont recensées.
Sources : fr.wikipedia.org
Les photos des détenus ont été prises à deux endroits : à la morgue de l'hôpital de Tichrine, à Damas, et dans un garage de l'hôpital militaire 601 à Mazzeh, non loin du Palais présidentiel. Les victimes viennent de 24 lieux de détentions localisés à Damas, mais plus de 80 % des corps proviennent des seules branches 215 et 227 des renseignements militaires. Sur les 6 786 victimes dénombrées, 2 936 sont décharnées et ont souffert de la faim, 2 769 ont des marques de tortures et 455 ont les yeux énucléés. Une seule femme, Rehab Allawi, une étudiante de 24 ans, et un seul mineur, Ahmad al-Musalmani, 14 ans, figurent parmi les morts identifiés. En mai 2016, une mutinerie éclate dans la prison de Hama regroupant près de 900 détenus révoltés contre l'annonce du transfert de plusieurs détenus dont au moins cinq condamnés à mort dont ils craignent l’exécution prochaine, à la prison militaire de Sednaya, située au nord de Damas. Après une prise en otage de plusieurs gardiens, cette révolte prend fin au bout d'un mois à la suite du blocus de la prison par les forces de sécurité syrienne, puis d'un accord, non-respecté par la suite, prévoyant la libération des prisonniers détenus sans inculpation. À la date du 3 août 2018, l'OSDH annonce avoir recensé la mort sous la torture d'au moins 16 005 civils, dont, 65 femmes et 125 enfants. L'OSDH estime cependant que le bilan réel est certainement plus élevé et annonce le 21 mai 2016, qu'au moins 60 000 personnes sont mortes sous la torture ou en raison des mauvais traitements selon des renseignements obtenus auprès de sources du régime.
Sources : fr.wikipedia.org
Début 2022, l'OSDH a établi une liste de 47 000 prisonniers morts en détention depuis 2011, mais estime le nombre réel des victimes à 105 000 et le nombre des personnes encore en détention à 152 000, dont 40 000 femmes. Le plus grand nombre de décès a été répertorié dans la prison de Saidnaya, près de Damas et dans les centres de détention des services de renseignements de l'armée de l'air et de la sécurité de l'État. Le Réseau syrien des droits de l'homme (RSDH) affirme de son côté avoir recensé 12 987 morts à la date du 1er mars 2017. Selon le Réseau syrien des droits de l'homme (SNHR), entre mars 2011 et août 2017, 75 000 personnes ont été victimes de disparitions forcées de la part du gouvernement syrien et 2 000 autres l'ont été de la part des rebelles ou de l'État islamique : un bilan également repris par Amnesty International. En décembre 2017, le Centre de documentation des violations (VDC) fait état de 72 000 cas de disparitions depuis mars 2011, imputés à 92 % par le régime. D'autres estimations vont jusqu'à 100 000 ou 200 000 disparus. Selon un bilan de la Human Rights Data Analysis Group (HRDAG), repris par Amnesty International, au moins 17 723 personnes sont mortes dans les centres de détention du régime syrien entre mars 2011 et décembre 2015. Mais le bilan réel est estimé comme étant très probablement bien plus élevé. Selon Amnesty International, environ 300 personnes meurent chaque mois dans les prisons syriennes. La prison de Seidnaya, près de Damas, est considérée comme la pire de toutes.
Sources : fr.wikipedia.org
Dans un nouveau rapport publié en février 2017, Amnesty International affirme qu'environ 5 000 à 13 000 opposants au régime syrien ont été pendus dans la prison de Saidnaya entre septembre 2011 et décembre 2015. En mai 2017, le Département d'État des États-Unis affirme que la Syrie aurait construit à proximité de la prison de Saidnaya un incinérateur de grande capacité où l'on procéderait à la crémation de milliers de prisonniers morts au cours de leur détention. Le 8 février 2016, les enquêteurs du Conseil des droits de l'homme des Nations unies affirment que ces exactions sont le résultat d'une « politique d'État » et accusent le régime syrien de mener une « extermination » des détenus. Le chef de la commission, Paulo Pinheiro, déclare : « Le caractère massif des morts de détenus suggère que le gouvernement syrien est responsable d’actes qui relèvent de l’extermination et sont assimilables à un crime contre l’humanité ». A l'été 2018, les autorités syriennes commencent à émettre des certificats de décès de détenus, morts pour certains depuis plusieurs années, confirmant ainsi les accusations de certaines ONG comme Amnesty International qui en 2017 avait qualifié la prison de Saidnaya « d'abattoir ». Les causes de décès avancées officiellement par le régime sont alors « crise cardiaque » ou « défaillance respiratoire », mais aucun corps n’est rendu aux familles et aucun lieu d'inhumation n'est précisé.
Sources : fr.wikipedia.org
TB-500 est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur TB-500 repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=TB-500)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=TB-500)